Gilles Debouverie

indexDe son adolescence durant les années 80, Gilles Debouverie conserve le goût de la musique undergroud. Une boîte de nuit punk de Mouscron a même eu le privilège de l’accueillir en tant que DJ. Autres de ses centres d’intérêt, les jeux de rôle, la généalogie et la lecture. Parmi ses auteurs favoris, cet humaniste compte Camus, Lovecraft, Thilliez, Tolkien et Chrétien de Troyes. Mais sa grande passion reste l’écriture. Textes de chansons, saga d’heroic fantasy, polar…Il s’essaie à tous les genres. Et confie qu’écrire représente une véritable addiction. Gilles Debouverie s’investit également dans la vie associative d’Illies, où il vit. Côté professionnel, ce Roubaisien de naissance évolue dans le domaine informatique en tant que consultant et architecte système.  Nous l’avons interrogé sur « Où es-tu Camille ?« 

 

Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

J’ai 50 ans cette année. Je suis marié et j’ai 2 enfants (15 et 12 ans). Je bosse dans l’informatique, manager d’une petite dizaine de personnes dans une SSII. J’ai pas mal d’activités extraprofessionnelles, dont l’écriture bien sûr, mais je fais aussi partie d’une troupe médiévale qui s’appelle « Les gardiens des 7 besants d’or ». Je suis adjoint dans mon petit village de 1500 habitants et je m’occupe aussi de notre bibliothèque municipale avec une équipe de bénévoles.

Vous sautez de la Fantasy au Polar, en passant par la Jeunesse. Cela semble un exercice périlleux ?

En fait, j’entreprends un nouveau roman dès que j’ai une idée que je trouve lumineuse. Il y a effectivement eu beaucoup de polars, mais mes premières amours sont dans la Fantasy, donc ce n’est pas illogique de me voir m’y replonger. À ce propos, le dernier roman que j’ai écrit durant les vacances de Noël est encore d’un autre genre. Disons, encore un peu plus pour les adultes. Je vous laisse imaginer le grand-écart…

Dédicaces, salons, intervention dans des écoles… Vous êtes très actif. Est-ce un passage obligé pour atteindre vos lecteurs ?

Quand on ne s’appelle pas Franck Thilliez, c’est effectivement un passage grandement conseillé. Ceci dit, Franck continue à écumer les salons et les librairies malgré sa notoriété. Vous savez, lorsqu’on reste enfermé des heures derrière son clavier d’ordinateur, c’est ensuite un plaisir de sortir et de croiser des lecteurs pour recueillir leurs impressions.

Le monde de l’édition est une vraie jungle. Quels conseils donneriez-vous à un jeune auteur ?

Il faut absolument essayer d’éviter l’écueil de l’autoédition ou des maisons d’édition à compte d’auteur. Un éditeur classique est un gage de qualité et les lecteurs le savent bien. Certes, ce n’est pas facile, mais il faut s’accrocher, ne pas avoir un ego démesuré.
Pour ma part, j’essaye d’envoyer le travail le plus abouti possible. Pour cela, il faut de multiples relectures, de l’aide extérieure, de vrais amis qui oseront vous dire que tel passage est vraiment à refaire… Et ce n’est pas facile.

Avec « Où es-tu Camille ? », vous abordez l’affaire des disparues de la Sensée. Je n’ai pas trouvé sur Internet d’information sur cette affaire. Pouvez-vous nous éclairer ?

C’est normal, c’est une affaire sur laquelle a enquêté le lieutenant Carpentier, l’un des flics de mon roman, 13 ans plus tôt. Toutes mes histoires sont des fictions et rien ne s’appuie sur de quelconques faits divers. Une affaire non résolue qui lui reste sur les épaules comme un terrible poids. Pour lui, la disparition de la petite Camille est liée à cette affaire, mais il est le seul à le croire. A-t-il raison de s’obstiner en ce sens ? Il faudra lire le roman pour le savoir…

Ce Polar psychologique accorde une place importante aux personnages. Conduisez-vous toujours vos récits ainsi ?

Oui, et parfois plus encore. 2 de mes trois polars sont écrits à la 1ère personne. On est alors dans la peau du narrateur, découvrant ses envies, ses faiblesses et ses failles. Cela rend le personnage d’autant plus attachant. Pour ce dernier roman, la construction de l’intrigue ne me permettait pas de centrer la narration sur un unique personnage. Je suis alors retourné à une forme narrative classique (à la 3ème personne). Cependant, j’essaye toujours de creuser mes personnages principaux au mieux. J’aime qu’on puisse d’identifier, vibrer pour eux, et s’en souvenir une fois la dernière page refermée.

Quelle est alors la part des lieux et de l’action ?

Les lieux sont souvent un prétexte. Nombre de romans pourraient être délocalisés sans problème. Pour « Où es-tu Camille ? » j’avais besoin d’une configuration géographique particulière. La jonction du canal du Nord avec celui de la Sensée m’offrait ce que j’attendais. Arleux était donc le lieu idéal dans la région. Ensuite, il me restait plus qu’à composer avec les alentours.
Quant à l’action, elle est plus qu’importante. Je dirais primordiale.

Écrire, mais aussi lire les autres. C’est un exercice où vous semblez exceller ?

La lecture est indispensable pour mieux écrire. Plus je lis et plus mon écriture est fluide. Cependant, il est difficile de concilier le boulot principal (celui qui vous fait vivre), la vie de famille, le milieu associatif, l’écriture et la lecture. Je me force donc à lire toujours quelques pages chaque soir avant de m’endormir. Je suis donc un lecteur lent. Mais j’en profite pour découvrir des auteurs de la région en alternance avec des valeurs sûres. Il y a pléthore de très bons romanciers peu connus qui mériteraient une bien meilleure visibilité.

Pour terminer, pouvez-vous nous parler de vos projets d’écriture ?

« Où es-tu Camille ? » est mon 6ème roman édité, et je viens de finir d’écrire le 12ème à Noël.
Je viens d’apprendre ce week-end que l’un de mes manuscrits avait attiré l’attention d’une maison d’édition. Mais je ne peux pas vous en dire plus (superstition de l’artiste…)
J’ai donc en réserve :
Un polar fantastique (celui qui sortira peut-être dans l’année)
Un roman difficile à catégoriser (plutôt espionnage/psychologique)
3 tomes d’une saga de fantasy qui devrait en comporter une petite dizaine
Un roman adulte en test chez des bêta-lectrices
Je vais donc bientôt me lancer dans l’écriture du tome 4 de ma saga
Je prévois aussi de faire revivre les personnages de « Où es-tu Camille ? » pour Ravet Anceau
Et j’attends une belle idée lumineuse pour faire un troisième volet de mes policiers jeunesse.
Bref, pas de quoi chômer…

index1La petite Camille, 6 ans, a disparu près de Douai. L’enquête revient aux lieutenants Maroun et Carpentier. Étrangement, ce dernier est très affecté par l’événement. Véritablement obsédé par ses recherches, le flic se rapproche de la mère de la fillette. Il noue avec elle une relation inattendue. Au contact de cette femme ambiguë, Carpentier replonge dans de lourds secrets de famille. S’engage alors une lutte contre la folie qui semble tous les guetter. Mais aussi contre un prédateur redoutable qui vient rebattre les cartes. Le but ultime du policier ne change pourtant pas : il sauvera Camille. Coûte que coûte.

 


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